IMMOBILIER

Comment l’immobilier va-t-il repartir après la crise sanitaire ?

À quoi ressemblera le monde d’après pour le marché immobilier après des semaines de confinement, est-ce qu’on a une idée de l’état dans lequel le marché de la pierre va sortir ?

Tout le monde a son idée, tout est inédit en fait personne ne sait, vous avez ceux qui sont convaincus que c’est là leur refuge, que la demande va rester forte, que dés qu’on désconfine tout le monde revient les transactions reprennent et les prix ne baisseront pas, et ceux qui se disent il y a des acheteurs qui vont attendre, il y aura moins de ventes, et s’il ya moins de ventes alors là oui les prix baisseront, mais personne n’est sûr.

Quelle est l’état du marché aujourd’hui ?

C’est très clair, la construction est quasi à l’arrêt, donc tout ce ceux qui voulait acheter du neuf ils vont acheter plus tard parce qu’il faut que les immeubles voient le jour, les transactions sont à l’arrêt on visite plus ça c’est clair, ensuite y a une petite remontée des taux on est à 1,16 % hors assurance mi avril d’après Crédit Logement CSA, on était à 1,12 au mois de décembre, on constate aussi que y a moins de prêts, il y a moins d’argent prêté, c’est logique, puis une chose qui pourrait se confirmer, c’est qu’il est possible de voir une partie de la clientèle la plus modeste qui n’a pas la proportionnelle se voir exclues du marché du crédit, et ça ça pourrait être une nouveauté un peu imprévue.

Le scénario d’une baisse des prix est il inévitable ?

Il n’est pas inévitable mais il est possible, imaginons les taux baissent, je pense pas qu’ils vont baisser énormément, effectivement s’ils baissent, à ce moment là vous avez moins de demande, moins de transactions et des prix qui baissent, et puis il y a une autre possibilité notamment qui a été mise en avant par la CDC habitat, filiale de la caisse des dépôts qui dit : il ya des gens qui vont décider de changer de vie, de quitter les grands centres villes pour aller dans des villes moyennes avec une maison individuelle, un jardin… et dans ces conditions, si 3% des actifs d’après CDC Habitat décident de plus vivre à Paris, à Evreux et à Rouen à Reims ou à trois, et bien on pourra voir retournement du marché de centre-ville, et puis vous avez d’autres observateurs qu’encore une fois personne n’est parfaitement certains, notamment l’atelier parisien d’urbanisme qui nous dit ; oui vous avez 10 % des parisiens qui s’en vont, vous avez 25000 logements est bon on a bien envie de les avoir parce qu’on a largement la clientèle pour les acheter, du coup là, les prix ne baisseraient pas, mais on verra!