FINANCE

Comprendre la bourse

Alors que la bourse est un univers qui demeure encore obscures aux yeux du grand public, et qui ne s’incarne plus que dans la silhouette du palais Brongniart et dans celle du CAC 40, nous vous proposons de découvrir ce qu’est réellement la bourse au 21ème siècle. en France, Euronext fixe les règles de fonctionnement de ces marchés sous le contrôle de l’autorité des marchés financiers l’AMF, les marchés sont également régis par le code monétaire et financier, ainsi que par la directive européenne des marchés des instruments financiers appelée MIF, car la bourse est une notion qui revête plusieurs sens à la fois différents et complémentaires, c’est tout d’abord un marché connues du grand public sous l’appellation générique de marchés financiers, qui regroupe une série d’acteurs évoluant au sein d’un même écosystème, c’est la bourse de paris Euronext qui a pour mission d’organiser le fonctionnement de ce marché en France, c’est aussi pour les épargnants un type de placement au même titre que l’assurance vie ou l’immobilier par exemple.

Comprendre ce qu’est la bourse aujourd’hui.

La bourse est un marché où se rencontrent d’une part des entreprises et des organismes publics qui cherchent des financements ce sont des agents économiques demandeur ou emprunteurs de capitaux, et d’autre part des investisseurs qui cherchent à placer leur épargne, on les appelle les agents économiques apporteurs de capitaux, la bourse est donc un lieu de financement, les entreprises, l’état et les collectivités viennent chercher en bourse les capitaux qui leur permettront de financer leurs investissements, c’est aussi un lieu de placement l’épargne des investisseurs institutionnels ou individuelle est investie en valeurs mobilières essentiellement en actions ou en obligations, ainsi qu’en produits dérivés.

On parle de marché primaire lorsque l’émetteur qui fait appel au marché  émet pour la première fois de nouveaux titres à l’image de la vente de voitures neuves d’une marque automobile par exemple, cela se produit lors d’une introduction en bourse ou à l’occasion d’une augmentation de capital d’une entreprise déjà cotée, l’émettions de ces nouvelles actions souscrites en numéraire permet à l’entreprise de recevoir des capitaux qui financeront son expansion où ses investissements, le prix de ces titres nouveaux est appelé prix d’émission.

On parle de marché secondaire pour les titres déjà créés, comme pour des voitures déjà en circulation les titres sont échangés chaque jour en fonction de l’offre et de la demande, quand un particulier achète une action sur le marché secondaire, l’argent de la transaction ne va pas à l’entreprise, il va aux vendeurs de ce titre qui peut être un autre particulier ou un investisseur institutionnel, le marché secondaire a deux missions :

 1- Fixer un prix, chaque transaction est réalisée à un prix appelé cours de bourse.

 2- Assurer la liquidité du marché la fluidité des échanges, car si le marché secondaire n’existait pas il n’y aurait pas de marché primaire, car pas de revente possible.

Sur le marché secondaire la bourse permet donc d’acheter et de vendre des actions déjà émises, bien sûr on peut s’étonner qu’au même moment, il y ait des acheteurs et des vendeurs d’actions d’une même société dans les comptes, et les perspectives sont connus de tous, pourquoi certains achètent pourquoi d’autres vendent, la réalité est un peu plus complexe, il existe plusieurs catégories d’investisseurs qui n’ont pas les mêmes objectifs en matière d’ horizons de placement ou de rentabilité, c’est ainsi qu’une compagnie d’assurance qui est un investisseur de long terme gardera des actions plusieurs années, alors qu’un trader agissant pour le compte propre de son établissement financier fera plusieurs allers-retours sur un même titre au cours d’une seule journée.

Les résultats financiers publiés par les entreprises sont analysés par des analystes financiers, qui n’ont pas toujours le même avis quant aux perspectives de développement et de résultats de chacune d’entre elles, et qui en conséquence rédige des recommandations différentes : achat, vente, rester à l’écart, conserver. l’un des éléments qui permet d’apprécier l’importance d’une société cotée et sa capitalisation boursière, la capitalisation boursière se calcule en multipliant le dernier cours de bourse par le nombre d’actions composant le capital social de l’entreprise, la capitalisation varie principalement en fonction de l’évolution du cours de bourse, l’un des symboles qui incarne le mieux la bourse de paris est l’indice CAC 40, c’est le baromètre de la bourse, l’indice CAC 40 représente les quarante plus grosses capitalisations boursières des sociétés cotées à paris, mais Euronext calcul et diffuse aussi plus d’une centaine indices utilisés par différents acteurs du marché.

 Le flottant est la part des actions susceptibles d’être échangé en bourse par une société cotée, plus le flottant d’une société est important, meilleure sera la liquidité de ces actions, et plus faibles seront les amplitudes de son cours, cette notion exclut donc la partie du capital détenue par des actionnaires historiques qui n’ont pas l’intention de vendre, à cause d’impact d’actionnaires, des raisons patrimoniales ou d’une stratégie de long terme.

Une action est un titre de propriété représentant une fraction du capital social de l’entreprise, en achetant des actions d’une société, l’investisseur en devient actionnaire, chaque entreprise cotée est identifiée par un code mais mnémonique et par un code isin.

La loi reconnaît 4 droits aux actionnaires :

Le droit de vote qui est proportionnel au nombre d’actions détenues, une action égale une voix, c’est à l’assemblée générale de l’entreprise qui décide et le montant du dividende, le dividende est la part des bénéfices de l’entreprise versé chaque année aux actionnaires.

Le droit d’information sur les comptes se traduit par la publication des comptes annuels de l’entreprise, ainsi que par la communication de l’information financière semestrielle, voir trimestriels.

Le droit sur l’actif net de la société, qui en cas de dépôt de bilan de cette dernière place les actionnaires au troisième rang après les créanciers prioritaires et ordinaire.

Quels sont les risques des actions ?

La vie des sociétés cotées évolue en fonction de multiples facteurs que l’on classe par le risque général d’une part principalement des facteurs macro économique voire politique, et le risque spécifique, essentiellement des facteurs micro liés à l’activité de l’entreprise, ces risques vont avoir des incidences sur les résultats et les perspectives d’évolution des entreprises cotées, leurs cours de bourse et le montant du dividende qui sera versé aux actionnaires évoluera en fonction de ces critères.

Le dividende constitue la rémunération de l’actionnaire, son montant est proposée par le conseil d’administration est approuvée par l’assemblée générale, il est payable dans un délai de neuf mois après la clôture de l’exercice, généralement payés en numéraire, il peut être aussi payé en actions nouvelles si l’assemblée générale a approuvé cette décision.

Les plus ou moins valus sur valeurs mobilières sont calculés par différence entre le prix de cession déduction faite des frais de cession et le prix d’acquisition, augmenter les frais d’acquisition.

L’obligation est un titre de créance, l’investisseur prête à l’entreprise une certaine somme d’argent pour une période déterminée, le revenu de l’obligation ou le coupon est défini une fois pour toutes au départ dans les conditions de l’émission, la valeur d’une obligation à taux fixe varient à la hausse comme à la baisse dans le sens inverse de l’évolution des taux d’intérêts, c’est à dire que le cours d’une obligation augmente si les taux d’intérêt baisse et inversement,.

Quels sont les risques que courent les porteurs d’obligations ? Le premier risque est le risque de signature, lorsque l’émetteur fait faillite ou fait défaut total ou partiel entraînant une modification des conditions de remboursement et de paiement des intérêts, également le risque de taux en cas de hausse ou de baisse des taux sur les marchés obligataires entraînant une baisse ou une hausse de la valeur des obligations anciennes à taux fixe, il y à risque d’inflation lorsque celle ci devient supérieur au taux des obligations déjà émises ce qui signifie pour leurs détenteurs un rendement négatif, enfin le risque de liquidité lorsqu’il y à un possibilité de vendre des obligations sur le marché secondaire, en cas de contreparties inexistante